
Quelle entreprise pourrait, aujourd’hui, si elle désire développer une stratégie de communication pérenne sur le net, se passer d’un volet basé sur le community management ? Mais s’agit-il simplement d’un effet de mode, où une agence en community management peut-elle apporter une véritable valeur ajoutée, sur la durée, à une marque ?
Un métier neuf, qui répond à une demande durable
Si le métier de community manager est tout jeune, il répond à une véritable demande, qui est apparue rapidement en réponse aux mutations récentes du monde de l’internet. Avant, l’internet était un lieu plutôt statique où les internautes venaient chercher des informations pratiques. Les échanges étaient plutôt rares, et se limitaient aux forums, aux tchats, et aux messageries. Mais le développement technique et l’apparition de nouveaux sites web ont transformé le rôle des internautes. Ceux-ci sont devenus éditeurs de contenus, et surtout promoteurs de leurs idées. Il est facile, avec un réseau social, de faire valoir son opinion auprès de milliers d’internautes. La communication des marques, jusqu’alors à sens unique, devait gagner en interactivité : le community management était né.
Des compétences à acquérir
Mais si le community management semble indispensable, la multiplication des demandes de la part des clients et le manque de formations a conduit les professionnels à fonder leurs méthodes sur des expériences empiriques. Il manque aujourd’hui une théorisation complète du community management, qui repose sur des métiers variés. Un bon community manager, en effet, doit savoir composer avec les internautes, et jouer le rôle mené habituellement par la relation client, il doit assurer un travail de veille, proche de la réputation numérique, trouver les bons outils viraux et monter les bons évènementiels pour séduire de nouveaux internautes et agrandir la communauté.
Le community management en quête de légitimité
Après les tâtonnements logiques lorsqu’on est confronté à une situation nouvelle, le community management devra gagner en sérieux pour durer. Si son utilité est incontestable, la multiplication des pages et comptes sociaux d’entreprise accentuera la concurrence, risquant de mettre à mal la rentabilité de telles actions. Le community management ne risque-t-il pas, alors, d’être l’apanage des entreprises les plus riches, qui auront les moyens d’investir en lui pour gagner en image, sans espérer de retours sur investissement ? L’avenir nous le dira.
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